Bilan de mandat Charlotte Nenner - au Conseil de Paris Mars 2007
Transports et déplacements
En tant que membre de la 3e commission du conseil de Paris (celle relatives
aux déplacements), je suis les questions de déplacements pour le groupe des
éluEs verts.
Diverses interventions ont été faites sur la problématique des transports à
Paris et en Ile de France, que ce soit sur des grands projets de transport de
la municipalité (tramway, bus mobilien...), ou sur la question du stationnement
sous les immeubles, de l’implantation de parkings en banlieue, du travail des
forces de Police sur la verbalisation...
Vœu sur les contresens cyclables, actuellement en cours d’application.
Opposition au CDG express (projet de liaison « rapide », directe et
surtout élitiste, entre Roissy et la Gare de l’Est).
Vœu pour la limitation des 4x4 à Paris.
Interventions pour défendre le réseau vert, l’extension des opérations Paris
Respire et Paris Plage...
Récemment, j’ai assuré pour le groupe des verts, la coordination du dossier
du Plan de Déplacements de Paris. A ce titre, les négociations en amont et les
amendements défendus en conseil de Paris ont permis de nombreuses
avancées : un vœu pour la gratuité des transports pour les personnes en
dessous du seuil de pauvreté, le prolongement du tram T3 jusqu’à la Porte
d’Asnières (dans un 1er temps), puis plus à l’ouest, la généralisation des
normes Mobilien pour toutes les lignes de bus, un programme de rues piétonnes,
la généralisation des contresens cyclables, suivant les règles du CERTU, le
refus de la télévision dans le métro, la demande de révision du code de la
route pour autoriser le tourne à droite pour les vélos aux feux rouges, la
liaison souterraine entre la Gare du Nord et la Gare de l’Est...
Le débat en conseil de Paris a permis de défendre notre vision du Paris de
demain, et de l’espace public. Les amendements refusés seront autant de
batailles à reprendre, notamment dans le cadre de la campagne des
municipales.
En tant que membre du Conseil d’Administration de la RATP (de 2001 à
2006) : interventions sur la place de la publicité dans le réseau RATP,
sur la suppression des guichets de vente dans le métro, sur la politique
énergétique de la RATP... Publicité, partenariats
Parce que la publicité est une pollution visuelle qui enlaidit Paris et qui
privatise l’espace public, plusieurs interventions au conseil de Paris nous ont
permis d’obtenir des résultats concrets, des engagements ou, à défaut, de poser
le débat et d’exprimer nos différences d’opinion.
Les vœux, les diverses interventions et questions orales ont mené à un
engagement de l’Adjoint aux finances de « réduction significative »
du mobilier urbain publicitaire. A suivre dans le cadre de la révision du
Règlement Local de Publicité. Cette révision se fait attendre, mais déjà
certains points ont été actés : suppression des zones de publicité
élargies (autour du Bd périphérique, des gares...), interdiction de la
publicité aux abords des écoles, réduction de 20% du mobilier urbain
publicitaire...
Un vœu a été voté à l’unanimité du conseil dénonçant les affichages
publicitaires à l’intérieur des écoles, collèges et lycées.
Un amendement au budget a permis d’augmenter de 50% les tarifs de droits de
voirie pour les publicités, instaurant un système de surtaxation de la pub, sur
le mode pollueur payeur.
Nous avons apporté notre soutien aux militants anti-pubs du métro qui avait
été assignés par la RATP en 2003.
Des questions orales et des vœux ont permis de dénoncer des affichages
publicitaires illégaux (ou très limites) : publicité sur les voitures
smarts, pelliculage entier de bus, affichettes sur les vitrines des commerces,
bâche publicitaire géante devant le Petit Palais, panneau devant le Louxor,
panneaux de publicité devant une école ou sur les espaces civilisés... Certains
de ces dispositifs ont été retirés ou simplement déplacés.
En effet, les contrats passés avec les afficheurs publicitaires (qui ont la
main mise sur le mobilier urbain) sont très contraignants. C’est pourquoi j’ai
dénoncé tout le système Decaux, à l’occasion d’un rapport de la chambre
régionale des comptes : la Ville de Paris a privatisé le mobilier urbain
en se liant à l’affichage publicitaire, pour des dizaines d’années, en bradant
l’espace public, au profit d’une multinationale (qui standardise les villes
dans le monde). Le dernier épisode en date a été celui des vélos en libre
service, liés au marché des mobiliers d’affichage publicitaire.
Un pas a été fait pour un meilleur contrôle des contenus des publicités
affichées sur l’espace public, pour que leur message ne vienne pas ouvertement
en contradiction avec la politique municipale (ex : publicité pour des
4x4, publicité sexiste, ou publicité mettant en cause la qualité de l’eau du
robinet...). Une table ronde doit se tenir pour instaurer une forme de contrôle
préalable pour l’affichage, comme ce qui se pratique pour la télévision.
Diverses interventions critiques sur les partenariats pour les opérations
municipales (Paris Plage ou Nuit Blanche) pour que les sponsors ne transforment
pas ces manifestations en foires commerciales. Une charte des partenariats a
été votée à notre initiative, permettant de mieux cadrer les recours aux
sponsors, pour que ceux-ci ne viennent pas en contradiction avec l’événement.
Notre proposition de limitation du recours au sponsoring a été refusée. Jeux
olympiques et sport
Sylvain Garel et moi avons dénoncé la candidature de Paris aux JO 2012, en
publiant une tribune dans le Monde. Nous y dénoncions le gâchis, la débauche
des investissements publics, le dopage, la corruption, l’omniprésence des
sponsors et de la publicité...
A noter aussi : - intervention sur les affaires entachant le club PSG
(Le groupe vert vote contre les subventions de la Ville au PSG), - intervention
sur l’envahissement de la publicité pour les manifestations sportives
(championnats de football, passage de la flamme olympique...). Affichage
Une première bataille a été gagnée pour la liberté d’affichage, avec
l’obligation de mettre un panneau d’affichage libre sur les palissades de
chantier, suite à un vœu du Conseil de Paris. Il y a donc aujourd’hui des
espaces d’expression libre à Paris, mais toujours moins que ce que prévoit la
loi...
Les interventions successives n’ont pas permis d’avancer sur le problème de
l’affichage libre, seul moyen d’offrir la liberté d’expression indispensable
dans notre démocratie et de lutter contre l’affichage sauvage. Ainsi, la Ville
de Paris ne remplit toujours pas ses obligations d’affichage libre et a
reconduit le marché d’affichage associatif, sous vitre et sous clé.
Démocratie
Dénonciation du cumul des mandats à l’occasion des votes sur les
« écrêtements » (mesures visant à reverser à d’autres élus les
indemnités dépassant le plafond)
Interventions régulières pour un budget plus participatif et décentralisé
dans les arrondissements. Demande de pluralité des journaux d’arrondissement.
Proposition d’ouverture des jurys d’architecture aux conseils de quartier,
refusée par l’exécutif. Environnement, jardins
- Vœu pour l’ouverture des jardins enneigés, voté mais peu mis en
application pour des raisons de sécurité. - Exonération de droits de voirie
pour les particuliers apposant des jardinières dans les rues (amendement voté).
- Demande d’étude sur les incidences à Paris de la hausse durable du prix du
pétrole. - Vœu pour mieux encadrer l’utilisation de l’héliport
d’Issy-Les-Moulineaux : l’augmentation des amendes pour les vols à trop
basse altitude a été votée, mais pas la limitation de l’usage de l’hélicoptère
aux seuls vols de secours - Intervention pour une limitation du transport
aérien pour les conseillers de Paris - Interventions pour que les TAM
(transports automobiles municipaux) aient une flotte de véhicules moins
polluants. Logement, urbanisme, culture
Lors du débat sur le Plan Local d’Urbanisme, interventions régulières et
amendement proposé - mais rejeté - pour que les règles d’urbanismes n’imposent
pas la construction de parkings sous les immeubles. Les règles imposent
toujours un minimum de parkings par immeuble, ce qui ne fait qu’augmenter le
nombre de places de stationnement dans Paris et donc augmenter le taux de
motorisation des Parisiens.
Amendement proposé au Plan Local de l’Habitat pour développer le logement
social dans le secteur diffus, c’est-à-dire le logement social par appartement.
Cet amendement a été refusé et la municipalité parisienne reste très frileuse
sur ce moyen de créer du logement social et de la mixité dans les quartiers les
plus anciens et les plus denses de Paris. Un amendement a été voté pour inclure
le logement diffus dans les missions d’une société d’immobilier, la SEM Paris
Centre.
Vœu (voté) et interventions pour que les programmes de construction ou de
réhabilitation de logements initiés par la Ville comprennent un local vélos et
poussettes.
A noter également : - Membre de la Commission du mobilier urbain. -
Membre du Comité d’Art dans la Ville, chargé d’examiner les projets
d’implantation de sculptures et installations dans l’espace public
parisien.