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vendredi 25 janvier 2008

Après l'Elysée, Edgar Morin au tribunal pour aider les antipubs

logo Rue 89Rue89 - Edgar Morin, le père du concept de « politique de civilisation » remis à l'honneur par Nicolas Sarkozy lors de ses voeux 2008, prêtera main forte aux antipubs le mois prochain.

A bientôt 87 ans, l'intellectuel, qui avait été reçu par le chef de l'Etat début janvier, apparaîtra comme témoin au procès en appel des Déboulonneurs, dont l'audience aura lieu le 6 février.

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mardi 18 décembre 2007

Flamme Olympique à Paris : le PS a refusé de dire non à la Chine (décembre 2007)

mardi 11 décembre 2007

Non au CDG EXpress

(position défendue au conseil d’arrondissement du 11 décembre 2007)

Les élus verts du 10e s’opposent au projet de CDG Express, une liaison rapide - mais très chère - entre l’aéroport de Roissy et la Gare de l’Est. Gadget de puissant, le projet de CDG Express est non seulement élitiste, mais contraire à notre vision du développement de l’Ile de France. Il ne sera pas non plus sans conséquences néfastes pour le 10e et le secteur de la Gare de l’Est.

Bien que minoritaires sur cette position, les élus verts notifieront cet avis sur le registre de l’enquête publique. Nous continuerons à agir pour des transports en commun intelligents et qui profitent au plus grand nombre.


Le dossier d’enquête publique évalue la fréquentation du CDG Express à 7,2 millions de passagers par an à l’horizon 2015. Ce même document évalue à 30 % la part modale du taxi et de l’automobile individuelle pour que les usagers de CDG express atteignent où quittent la gare de l’Est. Le dossier d’enquête publique « oublie » d’évaluer l’impact local en terme de circulation routière aux abords de la gare de l’Est. Or, les prévisions citées ci-dessus correspondraient à environ 6 000 voyageurs par jour utilisant un taxi ou une voiture pour atteindre ou pour quitter la gare de l’Est. Cela correspondrait donc à plusieurs milliers de voitures et de taxis supplémentaires, chaque jour, dans un quartier déjà saturé par la circulation automobile. La Ville de Paris et la Mairie du 10e s’emploient depuis 2001 à réduire la pollution atmosphérique, la circulation motorisée et l’accidentologie dans le 10e arrondissement. L’aménagement du boulevard de Magenta et du parvis de la gare du Nord et le projet de parvis pour la gare de l’Est visent à développer les transports en commun, le vélo, la marche et un usage très raisonné de l’automobile. Or, le CDG express va apporter un surplus de circulation automobile et de pollutions, ce qui est clairement contradictoire avec l’intérêt des habitant-e-s du 10e.

Cette infrastructure ne répondrait en rien aux lacunes des transports en commun de l’Ile de France ; l’argent investi dans ce projet ne le sera pas dans les transports en commun en banlieue. La priorité absolue en terme de financement de nouvelle ligne ferroviaire doit plutôt porter sur le projet de métro de rocade reliant les communes de banlieue (Arc Express ou Métrophérique).

Le projet de CDG Express est contraire aux principes du SDRIF qui vise à évoluer vers une agglomération polycentrique et à développer les transports en commun de banlieue à banlieue.

En raison des engagements du SDRIF sur la limitation du trafic aérien et de l’augmentation considérable du prix du kérosène prévue dans les années à venir, il semble que les prévisions de trafic du CDG Express soient largement surestimées et que cette infrastructure, qui sera rapidement surdimensionnée, ne pourra pas fonctionner sans argent publique. La collectivité devra probablement subventionner cette ligne ferroviaire au détriment d’autres projets.

Le Charles de Gaulle Express, s’il voit le jour, sera un projet élitiste réservé aux usagers aisés (16 euros le ticket) ; les autres continueront à utiliser le RER B.

D’autres projets alternatifs seraient efficaces, plus rapides dans leur mise en œuvre et moins coûteux. Il s’agit en particulier de l’amélioration du RER B, d’une voie réservée aux bus et aux taxis sur l’autoroute A1 ainsi que de lignes de bus Express de haute performance reliant, via les autoroutes franciliennes et le boulevard périphérique, l’aéroport aux pôles touristiques et économiques de l’agglomération parisienne qui sont les destinations privilégiées des usagers de l’avion (Saint Lazare, la Défense, la Plaine Saint Denis, Marne la vallée, etc). Ces solutions seraient à la fois plus aisées à adapter à l’évolution du trafic de l’aéroport, moins onéreuses, plus respectueuses des territoires et plus conformes à l’intérêt général.

L’Etat souhaite passer en force en imposant un projet élitiste, inadapté à l’agglomération parisienne, contraire au SDRIF, coûteux, surdimensionné et néfaste à l’environnement du 10e arrondissement.

C’est cette position qui a été défendue par les Verts au Conseil d’arrondissement, mais qui a été rejetée majoritairement, les élus PS et PC étant d’accord sur le principe avec le CDG Express.

vendredi 30 novembre 2007

Publicité - Guerre ouverte sur les murs de Paris

logo LCIAlors que Paris doit se doter de règles plus restrictives sur l'affichage, les professionnels craignent de faire les frais du contexte pré-municipales. Une étape décisive a été franchie mercredi avec le passage devant la Commission des sites. Le texte doit désormais être voté le 17 décembre.

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mardi 13 novembre 2007

Garantir l’affichage libre pour éviter l’affichage sauvage

Novembre 2007

Voeu présenté par Charlotte Nenner au Conseil de Paris

A l’approche de la campagne des municipales, alors que certains candidats se sont engagés à ne pas recourir à l’affichage sauvage, la question des panneaux d’affichage d’opinion se repose avec une acuité particulière.

En la matière, le bilan de la Ville de Paris est bien médiocre : il aura fallu plus de six ans pour installer à peine une quarantaine de panneaux d’affichage libre, pour tout Paris.

Il est maintenant urgent de garantir la liberté d’expression sur les murs de Paris, non pas pour vendre de la soupe, des 4x4 ou des soutiens-gorge, mais pour l’expression d’une opinion, dans un cadre démocratique pluraliste.

C’était l’objet de ce voeu présenté au conseil de Paris. Il a été rejeté de peu (NB : les élus MODEM, PS et PC présents ont voté contre).

La réponse qui nous a été donnée montre combien le Maire de Paris et ses adjoints socialistes sont réticents à l’affichage libre et à l’expression démocratique.

Conseil de Paris des 12 et 13 novembre 2007

Vœu proposé par Charlotte Nenner, Denis Baupin et les éluEs du groupe Les Verts

Relatif à l’installation de panneaux d’affichage d’opinion

A l’approche de la campagne des municipales, alors que des candidats se sont engagés à ne pas recourir à l’affichage sauvage, la question des panneaux d’affichage d’opinion se repose avec une acuité particulière.

En 1979, quand il a été question d’encadrer la liberté d’affichage, de nombreux acteurs politiques s’étaient émus d’une atteinte à la liberté d’expression. C’est pourquoi le législateur a introduit l’obligation pour les maires, de faire aménager des emplacements réservés à « l’affichage d’opinion ainsi qu’à la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif » (art. 12 de la loi du 29 décembre 1979 relative à la publicité, aux enseignes et pré enseignes). Pour le Maire de Paris, cette obligation porte sur 1070m².

La liberté d’affichage est constitutive d’une liberté fondamentale. C’est une pratique enracinée dans la tradition républicaine et quand on considère la place faite à la publicité à caractère commercial dans notre ville, le respect de cette obligation légale est bien un minimum démocratique.

Or, dès 2001, le groupe vert signalait que la Ville de Paris ne respecte en rien cette disposition, les panneaux d’affichage d’opinion étant inexistants.

Suite à notre intervention, des premiers panneaux d’expression libre ont été installés sur les palissades de chantiers. Par définition éphémères, ceux-ci ne représentent que 25 emplacements pour tout Paris au 1er octobre 2007 selon le site de la Ville.

Il a alors été décidé de doter la Ville de nouveaux panneaux. Cependant, il est prévu de ne créer que la moitié de la surface légale. En effet, contrairement à ce qui avait été acté par un vœu de janvier 2002, les panneaux d’affichage associatifs vitrés déjà existants sont comptabilisés. Or, en plus de nécessiter des démarches contraignantes, ces panneaux sont réservés aux seules associations déposées et les conditions d’utilisation proscrivaient explicitement, du moins jusqu’à récemment, « tout message à caractère politique » (sic). La liberté d’afficher doit pourtant être garantie pour tout individu ou groupe d’individus.

A ce jour, en comptant les panneaux associatifs vitrés parisiens, 450m² restent à créer. Pour ce faire, la Ville est sur le point de passer commande des panneaux correspondants. Cependant, pour les premiers panneaux installés, la possibilité a été donnée aux maires d’arrondissement de choisir entre des panneaux libres d’accès et de nouveaux panneaux vitrés. Ainsi, sur 41 panneaux déjà installés dans les 13e, 19e et 20e arrondissements, seuls 13 sont en accès libre. Pour les panneaux vitrés qu’elles gèrent, les mairies du 13e et du 20e stipulent pour l’une qu’elle « se réserve le droit de décider de l’opportunité ou non de retenir les affiches proposées », pour l’autre que « tout message à caractère politique est proscrit ».

Ainsi pour l’affichage d’opinion (i.e. l’affichage politique) les candidats et partis politiques disposeraient aujourd’hui de 25 panneaux sur les palissades de chantier et des 13 panneaux libres installés... soit une quarantaine de panneaux pour tout Paris !

Certes, la sur-occupation de l’espace public parisien complique la localisation d’emplacements. Cependant, la Ville de Paris ne peut pas tergiverser plus longtemps avec une liberté, et ce à l’approche d’une campagne électorale où les moyens d’expression doivent être garantis.

Les engagements de ne pas procéder à de l’affichage sauvage doivent être accompagnés des moyens pour ne pas en faire.

C’est pourquoi, sur proposition de Charlotte Nenner, Denis Baupin et des éluEs verts, le Conseil de Paris émet le voeu :

- Que tous les nouveaux panneaux installés par la Ville de Paris au titre de l’article 12 de la loi du 29 décembre 1979 soient libres d’accès

- que la mention sur les bandeaux des actuels panneaux libres d’accès « emplacement réservé aux associations sans but lucratif sous peine d’amende » soit supprimée

- que dès janvier 2008, des panneaux utilisés habituellement pour l’affichage électoral soit mis à disposition pour l’affichage libre, comme ils l’ont été par exemple pour l’élection des représentants des parents d’élèves, ceci à concurrence des 1070m² d’espace d’expression libre d’accès prévus par la loi et tant que les panneaux pérennes correspondant n’auront pas été installés

Résultat : voeu rejeté Les élus Verts ont voté pour. Les élus Modem, PS et PC ont voté contre.

jeudi 13 septembre 2007

La fin des grands panneaux de pub 4*3 à Paris !

La fin des grands panneaux de pub 4*3 à Paris ! Projet de Règlement Local de Publicité acté (sept 2007)

Un nouveau règlement local de publicité à Paris.

Les élus Verts se réjouissent des avancées contenues dans le projet de RLP adopté hier après midi par le groupe de travail réunissant des représentants de la Ville des élus des associations et des afficheurs. Les Verts se félicitent de voir ce projet intégrer un grand nombre de leurs amendements, qui ont été portés par Charlotte Nenner et Jacques Boutault, maire du deuxième arrondissement et membre du groupe de travail.

Après avoir acté la suppression des zones de publicité élargie qui défigurent aujourd’hui les abords du boulevard périphérique, des Maréchaux et des gares, la diminution de 20 % du nombre total de panneaux, l’interdiction de la publicité autour des écoles et des funérariums, l’interdiction des véhicules publicitaires et du pelliculage publicitaire des vitres de bus et des voitures particulières,

le groupe de travail a adopté hier d’autres propositions, tout aussi essentielles, portées par les Verts et les associations, permettant de lutter contre cette pollution visuelle :

- La suppression des panneaux de 12 m² (les fameux 4 x 3) et une taille maximale de tous les panneaux de publicité ramenée à 8 m² est, à n’en pas douter, une grande victoire pour Paris. La ville de Paris, qui prévoit par ailleurs à l’horizon 2017 la suppression des panneaux MUPI de 8 M2, s’apprête donc enfin à aligner sa réglementation sur celles d’autres grandes villes de France comme Marseille ou Montpellier.

- Sur proposition des Verts, les panneaux déroulants seront tous arrêtés entre minuit et 7 heures du matin ce qui permettra d’économiser environ 20 % de leur énergie sachant qu’un panneau consomme plus d’électricité qu’un français moyen pour ses usages domestiques. Seul bémol, les panneaux resteront éclairés.

- Par ailleurs la création d’une zone de publicité très restreinte sur la butte Montmartre, l’interdiction des écrans de télévision publicitaire, ou encore la limitation sur les enseignes du nombre de logos (un maximum) figurent parmi les autres avancées à saluer.

Ce futur règlement local de publicité marque un coup d’arrêt au laxisme qui a prévalu jusqu’alors et jette les bases d’une reconquête de Paris. Les Verts espèrent que ce RLP fera école dans d’autres villes françaises, et notamment en banlieue parisienne.

mardi 5 juin 2007

Prostitution : contre la répression et l'hypocrisie

Il est de bon ton de se montrer offusqué par la prostitution, que la critique soit de pur ordre moral ("cachez donc ce sein que je ne saurais voir") ou qu'elle soit sur un mode féministe de critique de l'esclavagisme sexuel.

Il faut au contraire sortir de cette posture un peu hypocrite, pour proposer une politique qui aide avant tout les prostituées elles-mêmes et qui les protège des réseaux mafieux.

La répression ?

Les mesures de répression contre les prostitué-es ont eu un impact extrêmement grave en termes sanitaires, sociaux et humains. Premières visées, des centaines d’étrangères sont expulsées ou se retrouvent sous le coup d’arrêtés de reconduite à la frontière. Plus généralement, le repli manifeste de toutes les personnes prostituées cherchant désormais une invisibilité maximale les mène à une clandestinité très dommageable en termes de violence (accrue) et d’accompagnement social (amoindri).

Malgré les lois votées depuis 2002, la prostitution n'a pas disparu. Quel scoop ! De nombreux femmes et hommes continuent d'exercer "le plus vieux métier du monde", dans le bois de Boulogne, sur l'avenur Foch etc.

Mais dans quelles conditions ? Criminalisés, ils/elles sont à la merci de clients ou des souteneurs. Les associations ont de plus en plus de mal à rester en contact avec ces personnes, de plus en plus isolées, de plus en plus fragiles.

En effet, les mesures de la Loi de Sécurité Intérieure mènent en effet au résultat inverse à celui proclamé : en punissant les victimes, la loi renforce la dépendance des prostitué-es aux mafias.

Abolition de la prostitution ?

En France, la loi tolère la prostitution, mais réprime la plupart des moyens qui permettent de l'exercer (d'ailleurs ces moyens varient grandement selon que l'on se prostitue dans la rue, en studio, dans des bars, comme escort boy ou escort girl, par internet ; que l'on est homme, travesti, transgenre…). La loi est "abolitionniste", en ce sens qu'elle vise l'abolition de la prostitution, comme on parle d'abolition de l'esclavage. Beaucoup de féministes reprennent cette argument, en dénoncant la prostitution comme un esclavage sexuel.

Mais cette position est quelque peu hypocrite. Elle prétend défendre les prostitué-es, à leur place, en les posant avant tout comme des victimes et non pas comme des personnes autonomes. D'ailleurs, d'autres féministes (comme Femmes Publiques) défendent une attitude non compassionnelle vis-à-vis de la prostitution.

Protection avant tout

Les Verts réclament l’abrogation des mesures de répression à l’encontre des prostitué-es (de la LSI aux arrêtés municipaux interdisant la prostitution en centre-ville notamment).

Une véritable politique de lutte contre le proxénétisme est possible et elle commence par une protection des victimes de la traite : régularisation du séjour, protection socio-juridique, droit de travailler.

Ceci va de pair avec une véritable politique de prévention et de formation pour celles et ceux qui veulent quitter le trottoir, le respect du choix de vie pour les autres, et l’application du droit commun pour toutes et tous.

vendredi 25 mai 2007

Non aux ouvertures des magasins le dimanche

"Bientôt il n'y aura plus de différence dans notre civilisation, entre le loisir et le shopping. Alors que cette différence, c'est la civilisation même" dit Alain Finkelkraut, avec qui je suis, pour une fois, d'accord (l'exception confirme la règle). On a d'autres choses à faire le dimanche, que pousser un caddie !

Les demandes d’ouverture des magasins le dimanche se multiplient. Les prétextes avancés pour justifier ces ouvertures sont toujours les mêmes : il faut animer les quartiers touristiques, il faut créer de l’emploi et de la croissance.

Pourquoi Les Verts s’opposent aux ouvertures le dimanche :

• une raison économique. On nous parle d’emploi mais aucune étude sérieuse n’a montré que l’ouverture le dimanche était créatrice d’emplois. En effet, les ouvertures le dimanche sont principalement le fait des grandes surfaces ou de magasins franchisés. Dans les faits, ils prennent les clients des petits commerçants indépendants qui, moins dotés en personnel, ne peuvent ouvrir 7 jours sur 7. Or, on sait qu’un emploi créé par les « grandes enseignes » en détruit trois dans le commerce traditionnel. Autoriser les ouvertures le dimanche est donc en contradiction avec la politique de la ville de soutien au petit commerce. Une étude parle même de suppression potentielle de 30 000 emplois en France.

• Une raison sociale. Les vendeuses (car ce sont en majorité des femmes) de la rue Francs-Bourgeois et des rues voisines, les caissières du Virgin des Champs-Elysées, les salariés du petit commerce, qui sont peu syndiqués et ont une très mauvaise convention collective, n’ont pas le choix de travailler ou pas le dimanche. Ils et elles n’ont pas le droit au chapitre. D’ailleurs, certaines sont mêmes embauchées uniquement pour travailler le dimanche. La plupart du temps elles n’ont pas de majoration salariale ce jour là puisque la convention collective ne le prévoit pas, et pour cause... l’article L 221-5 du code du travail interdit de faire travailler les salariés le dimanche.

« Ne vaut-il pas mieux travailler le dimanche que de pointer à l’ANPE » entend-on dire par certains... et pourquoi pas à ce moment travailler de nuit en dessous du SMIC plutôt que ne pas travailler du tout... Cela fait 30 ans qu’on augmente la flexibilité et la précarité du travail au nom de la lutte contre le chômage et quelle efficacité !

Les conséquences du travail le dimanche sont également lourdes pour les familles. Les enfants ne voient pas leurs parents, des activités sociales de toutes sortes (loisirs, culture, sport, investissement politique ou associatif...) sont réduites. Les salariés du dimanche sont consumés pour que les autres consomment.

Enfin, en tant qu’écologistes partisans d’une remise en cause de la croissance à tout prix, nous sommes pour maintenir la fermeture des magasins le dimanche et les jours fériés. Nous sommes pour un temps libre qui ne soit pas un temps de l’asservissement à la consommation...

Il n’y a pas de socialité dans le marathon de la consommation. Le dimanche est une journée pour le vivre ensemble, le partage, l’ouverture vers les autres et le monde. Le dimanche, je n’achète rien et c’est pas triste : lire, se promener, aller au cinéma, jouer avec ses enfants, jardiner, discuter politique, faire la cuisine, rester sous la couette.

dimanche 13 mai 2007

Bilan de mandat Charlotte Nenner - au Conseil de Paris

Bilan de mandat Charlotte Nenner - au Conseil de Paris Mars 2007

Transports et déplacements

En tant que membre de la 3e commission du conseil de Paris (celle relatives aux déplacements), je suis les questions de déplacements pour le groupe des éluEs verts.

Diverses interventions ont été faites sur la problématique des transports à Paris et en Ile de France, que ce soit sur des grands projets de transport de la municipalité (tramway, bus mobilien...), ou sur la question du stationnement sous les immeubles, de l’implantation de parkings en banlieue, du travail des forces de Police sur la verbalisation...

Vœu sur les contresens cyclables, actuellement en cours d’application.

Opposition au CDG express (projet de liaison « rapide », directe et surtout élitiste, entre Roissy et la Gare de l’Est).

Vœu pour la limitation des 4x4 à Paris.

Interventions pour défendre le réseau vert, l’extension des opérations Paris Respire et Paris Plage...

Récemment, j’ai assuré pour le groupe des verts, la coordination du dossier du Plan de Déplacements de Paris. A ce titre, les négociations en amont et les amendements défendus en conseil de Paris ont permis de nombreuses avancées : un vœu pour la gratuité des transports pour les personnes en dessous du seuil de pauvreté, le prolongement du tram T3 jusqu’à la Porte d’Asnières (dans un 1er temps), puis plus à l’ouest, la généralisation des normes Mobilien pour toutes les lignes de bus, un programme de rues piétonnes, la généralisation des contresens cyclables, suivant les règles du CERTU, le refus de la télévision dans le métro, la demande de révision du code de la route pour autoriser le tourne à droite pour les vélos aux feux rouges, la liaison souterraine entre la Gare du Nord et la Gare de l’Est...

Le débat en conseil de Paris a permis de défendre notre vision du Paris de demain, et de l’espace public. Les amendements refusés seront autant de batailles à reprendre, notamment dans le cadre de la campagne des municipales.

En tant que membre du Conseil d’Administration de la RATP (de 2001 à 2006) : interventions sur la place de la publicité dans le réseau RATP, sur la suppression des guichets de vente dans le métro, sur la politique énergétique de la RATP... Publicité, partenariats

Parce que la publicité est une pollution visuelle qui enlaidit Paris et qui privatise l’espace public, plusieurs interventions au conseil de Paris nous ont permis d’obtenir des résultats concrets, des engagements ou, à défaut, de poser le débat et d’exprimer nos différences d’opinion.

Les vœux, les diverses interventions et questions orales ont mené à un engagement de l’Adjoint aux finances de « réduction significative » du mobilier urbain publicitaire. A suivre dans le cadre de la révision du Règlement Local de Publicité. Cette révision se fait attendre, mais déjà certains points ont été actés : suppression des zones de publicité élargies (autour du Bd périphérique, des gares...), interdiction de la publicité aux abords des écoles, réduction de 20% du mobilier urbain publicitaire...

Un vœu a été voté à l’unanimité du conseil dénonçant les affichages publicitaires à l’intérieur des écoles, collèges et lycées.

Un amendement au budget a permis d’augmenter de 50% les tarifs de droits de voirie pour les publicités, instaurant un système de surtaxation de la pub, sur le mode pollueur payeur.

Nous avons apporté notre soutien aux militants anti-pubs du métro qui avait été assignés par la RATP en 2003.

Des questions orales et des vœux ont permis de dénoncer des affichages publicitaires illégaux (ou très limites) : publicité sur les voitures smarts, pelliculage entier de bus, affichettes sur les vitrines des commerces, bâche publicitaire géante devant le Petit Palais, panneau devant le Louxor, panneaux de publicité devant une école ou sur les espaces civilisés... Certains de ces dispositifs ont été retirés ou simplement déplacés.

En effet, les contrats passés avec les afficheurs publicitaires (qui ont la main mise sur le mobilier urbain) sont très contraignants. C’est pourquoi j’ai dénoncé tout le système Decaux, à l’occasion d’un rapport de la chambre régionale des comptes : la Ville de Paris a privatisé le mobilier urbain en se liant à l’affichage publicitaire, pour des dizaines d’années, en bradant l’espace public, au profit d’une multinationale (qui standardise les villes dans le monde). Le dernier épisode en date a été celui des vélos en libre service, liés au marché des mobiliers d’affichage publicitaire.

Un pas a été fait pour un meilleur contrôle des contenus des publicités affichées sur l’espace public, pour que leur message ne vienne pas ouvertement en contradiction avec la politique municipale (ex : publicité pour des 4x4, publicité sexiste, ou publicité mettant en cause la qualité de l’eau du robinet...). Une table ronde doit se tenir pour instaurer une forme de contrôle préalable pour l’affichage, comme ce qui se pratique pour la télévision.

Diverses interventions critiques sur les partenariats pour les opérations municipales (Paris Plage ou Nuit Blanche) pour que les sponsors ne transforment pas ces manifestations en foires commerciales. Une charte des partenariats a été votée à notre initiative, permettant de mieux cadrer les recours aux sponsors, pour que ceux-ci ne viennent pas en contradiction avec l’événement. Notre proposition de limitation du recours au sponsoring a été refusée. Jeux olympiques et sport

Sylvain Garel et moi avons dénoncé la candidature de Paris aux JO 2012, en publiant une tribune dans le Monde. Nous y dénoncions le gâchis, la débauche des investissements publics, le dopage, la corruption, l’omniprésence des sponsors et de la publicité...

A noter aussi : - intervention sur les affaires entachant le club PSG (Le groupe vert vote contre les subventions de la Ville au PSG), - intervention sur l’envahissement de la publicité pour les manifestations sportives (championnats de football, passage de la flamme olympique...). Affichage

Une première bataille a été gagnée pour la liberté d’affichage, avec l’obligation de mettre un panneau d’affichage libre sur les palissades de chantier, suite à un vœu du Conseil de Paris. Il y a donc aujourd’hui des espaces d’expression libre à Paris, mais toujours moins que ce que prévoit la loi...

Les interventions successives n’ont pas permis d’avancer sur le problème de l’affichage libre, seul moyen d’offrir la liberté d’expression indispensable dans notre démocratie et de lutter contre l’affichage sauvage. Ainsi, la Ville de Paris ne remplit toujours pas ses obligations d’affichage libre et a reconduit le marché d’affichage associatif, sous vitre et sous clé. Démocratie

Dénonciation du cumul des mandats à l’occasion des votes sur les « écrêtements » (mesures visant à reverser à d’autres élus les indemnités dépassant le plafond)

Interventions régulières pour un budget plus participatif et décentralisé dans les arrondissements. Demande de pluralité des journaux d’arrondissement. Proposition d’ouverture des jurys d’architecture aux conseils de quartier, refusée par l’exécutif. Environnement, jardins

- Vœu pour l’ouverture des jardins enneigés, voté mais peu mis en application pour des raisons de sécurité. - Exonération de droits de voirie pour les particuliers apposant des jardinières dans les rues (amendement voté). - Demande d’étude sur les incidences à Paris de la hausse durable du prix du pétrole. - Vœu pour mieux encadrer l’utilisation de l’héliport d’Issy-Les-Moulineaux : l’augmentation des amendes pour les vols à trop basse altitude a été votée, mais pas la limitation de l’usage de l’hélicoptère aux seuls vols de secours - Intervention pour une limitation du transport aérien pour les conseillers de Paris - Interventions pour que les TAM (transports automobiles municipaux) aient une flotte de véhicules moins polluants. Logement, urbanisme, culture

Lors du débat sur le Plan Local d’Urbanisme, interventions régulières et amendement proposé - mais rejeté - pour que les règles d’urbanismes n’imposent pas la construction de parkings sous les immeubles. Les règles imposent toujours un minimum de parkings par immeuble, ce qui ne fait qu’augmenter le nombre de places de stationnement dans Paris et donc augmenter le taux de motorisation des Parisiens.

Amendement proposé au Plan Local de l’Habitat pour développer le logement social dans le secteur diffus, c’est-à-dire le logement social par appartement. Cet amendement a été refusé et la municipalité parisienne reste très frileuse sur ce moyen de créer du logement social et de la mixité dans les quartiers les plus anciens et les plus denses de Paris. Un amendement a été voté pour inclure le logement diffus dans les missions d’une société d’immobilier, la SEM Paris Centre.

Vœu (voté) et interventions pour que les programmes de construction ou de réhabilitation de logements initiés par la Ville comprennent un local vélos et poussettes.

A noter également : - Membre de la Commission du mobilier urbain. - Membre du Comité d’Art dans la Ville, chargé d’examiner les projets d’implantation de sculptures et installations dans l’espace public parisien.

jeudi 29 mars 2007

2001 - 2007 : bilan du mandat de maire-adjointe dans le 10e en charge des déplacements

Bilan de mandat Charlotte Nenner - dans le 10e Mars 2007

« Engager un nouveau partage de l’espace, diminuant fortement celui consacré à l’automobile pour le consacrer aux autres modes de déplacement (transports collectifs, vélo, marche, etc.). » tel était l’engagement que nous avions pris en 2001 devant les Parisiennes et les Parisiens. Toutes les réalisations et les projets « transports » dans le 10e suivent ce principe de meilleure répartition de l’espace public au profit des moins polluants. Il ne s’agit pas seulement d’un enjeu de santé et d’environnement, c’est aussi une question de justice sociale et de qualité de vie pour tous.

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