Mais la tête de liste verte aux municipales dans le Xe s'intéresse d'abord aux implications locales de cette lutte : "Si nous allons interpeller les négociateurs de la Haye, nous entendons bien le faire d'abord à la mairie de Paris, notamment dans le Xe ! Car nous sommes aussi la cause de nos malheurs. Il faut savoir qu'un Français rejette sept tonnes de CO2 par an, huit fois plus qu'un Indien !".

Charlotte Nenner, membre de la commission transports des Verts Paris, a précisé : "En France, la principale source de gaz à effet de serre sont les transports routiers et aériens (35 % des rejets). Il faut savoir que pour le transport d'une personne sur un même trajet, une voiture produit 3 fois plus de gaz carbonique qu'un autobus !"

La Haye 2000 Digue"Par sa densité, Paris est le lieu idéal pour une politique ambitieuse en faveur des transports collectifs afin de réduire au maximum notre impact sur le changement climatique. La politique du tout automobile menée depuis des années en est bien loin. Réduire de 50 % la place de l'automobile, comme nous le demandons, ce n'est pas seulement sauver nos poumons et ceux de nos enfants, ce n'est pas seulement reconquérir l'espace urbain, c'est aussi participer à l'effort planétaire contre la catastrophe climatique annoncée !" a-t-elle constaté.

"Mais, pour une municipalité, lutter contre l'effet de serre c'est d'abord bien gérer ses immeubles et son activité", a ajouté Jérôme Gleizes. "Il est clair qu'à Paris, ce n'est pas la préoccupation des administrations. On voit partout des lampes gourmandes en énergie, du papier non recyclé, des immeubles mal isolés… Les études officielles montrent qu'avec un peu de volonté, on peut réduire de plus de 50 % les émissions dues aux bâtiments publics. Ce serait autant d'économies dans les crédits de fonctionnement pour les parisiens. Pourquoi ne le fait on pas à Paris ?" s'est-il interrogé.