Les verts du 10e à la Haye : Lutter contre l'effet de serre, ça commence à la mairie ! (nov 2000)
Par Charlotte le dimanche 19 novembre 2000, 18:42 - Lien permanent
De nombreux verts, dont trois candidats
pour les municipales dans le 10e à Paris, se sont rendus à la Haye pour
participer à l'action internationale du 18 novembre contre le changement
climatique.
Plus de 5 000 personnes venues du monde entier ont construit une digue géante faite de sacs de sable encerclant le centre de conférence où se déroulent depuis une semaine les négociations internationales sur le changement climatique. La digue est un symbole des dangers climatiques, à savoir, en particulier, la montée du niveau des mers.
Les deux têtes de liste vertes du 10e,
Véronique Dubarry et Charlotte Nenner ainsi que Jérôme Gleizes (photo), se sont
joints aux collectif français pour l'action de la Digue, dont les Verts font
partie. "Notre situation est loin d'être aussi catastrophique que celle du
Bangladesh ou des îles du pacifique. Mais depuis la tempête de décembre 1999,
tout le monde comprend ce que les écologistes dénoncent depuis des années. Le
changement climatique est déjà là, c'est à dire ici, à Paris, dans nos bois,
sur nos maisons. Il est plus que temps de retrousser nos manches pour réduire
nos rejets de gaz à effet de serre" a expliqué Véronique Dubarry.
Mais la tête de liste verte aux municipales dans le Xe s'intéresse d'abord aux implications locales de cette lutte : "Si nous allons interpeller les négociateurs de la Haye, nous entendons bien le faire d'abord à la mairie de Paris, notamment dans le Xe ! Car nous sommes aussi la cause de nos malheurs. Il faut savoir qu'un Français rejette sept tonnes de CO2 par an, huit fois plus qu'un Indien !".
Charlotte Nenner, membre de la commission transports des Verts Paris, a précisé : "En France, la principale source de gaz à effet de serre sont les transports routiers et aériens (35 % des rejets). Il faut savoir que pour le transport d'une personne sur un même trajet, une voiture produit 3 fois plus de gaz carbonique qu'un autobus !"
"Par sa densité, Paris est le lieu idéal
pour une politique ambitieuse en faveur des transports collectifs afin de
réduire au maximum notre impact sur le changement climatique. La politique du
tout automobile menée depuis des années en est bien loin. Réduire de 50 % la
place de l'automobile, comme nous le demandons, ce n'est pas seulement sauver
nos poumons et ceux de nos enfants, ce n'est pas seulement reconquérir l'espace
urbain, c'est aussi participer à l'effort planétaire contre la catastrophe
climatique annoncée !" a-t-elle constaté.
"Mais, pour une municipalité, lutter contre l'effet de serre c'est d'abord bien gérer ses immeubles et son activité", a ajouté Jérôme Gleizes. "Il est clair qu'à Paris, ce n'est pas la préoccupation des administrations. On voit partout des lampes gourmandes en énergie, du papier non recyclé, des immeubles mal isolés… Les études officielles montrent qu'avec un peu de volonté, on peut réduire de plus de 50 % les émissions dues aux bâtiments publics. Ce serait autant d'économies dans les crédits de fonctionnement pour les parisiens. Pourquoi ne le fait on pas à Paris ?" s'est-il interrogé.


