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mardi 18 décembre 2007
Flamme Olympique à Paris : le PS a refusé de dire non à la Chine (décembre 2007)
Par Charlotte le mardi 18 décembre 2007, 07:27
mardi 13 novembre 2007
Garantir l’affichage libre pour éviter l’affichage sauvage
Par Charlotte le mardi 13 novembre 2007, 07:07
Novembre 2007
Voeu présenté par Charlotte Nenner au Conseil de Paris
A l’approche de la campagne des municipales, alors que certains candidats se sont engagés à ne pas recourir à l’affichage sauvage, la question des panneaux d’affichage d’opinion se repose avec une acuité particulière.
En la matière, le bilan de la Ville de Paris est bien médiocre : il aura fallu plus de six ans pour installer à peine une quarantaine de panneaux d’affichage libre, pour tout Paris.
Il est maintenant urgent de garantir la liberté d’expression sur les murs de Paris, non pas pour vendre de la soupe, des 4x4 ou des soutiens-gorge, mais pour l’expression d’une opinion, dans un cadre démocratique pluraliste.
C’était l’objet de ce voeu présenté au conseil de Paris. Il a été rejeté de peu (NB : les élus MODEM, PS et PC présents ont voté contre).
La réponse qui nous a été donnée montre combien le Maire de Paris et ses adjoints socialistes sont réticents à l’affichage libre et à l’expression démocratique.
Conseil de Paris des 12 et 13 novembre 2007
Vœu proposé par Charlotte Nenner, Denis Baupin et les éluEs du groupe Les Verts
Relatif à l’installation de panneaux d’affichage d’opinion
A l’approche de la campagne des municipales, alors que des candidats se sont engagés à ne pas recourir à l’affichage sauvage, la question des panneaux d’affichage d’opinion se repose avec une acuité particulière.
En 1979, quand il a été question d’encadrer la liberté d’affichage, de nombreux acteurs politiques s’étaient émus d’une atteinte à la liberté d’expression. C’est pourquoi le législateur a introduit l’obligation pour les maires, de faire aménager des emplacements réservés à « l’affichage d’opinion ainsi qu’à la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif » (art. 12 de la loi du 29 décembre 1979 relative à la publicité, aux enseignes et pré enseignes). Pour le Maire de Paris, cette obligation porte sur 1070m².
La liberté d’affichage est constitutive d’une liberté fondamentale. C’est une pratique enracinée dans la tradition républicaine et quand on considère la place faite à la publicité à caractère commercial dans notre ville, le respect de cette obligation légale est bien un minimum démocratique.
Or, dès 2001, le groupe vert signalait que la Ville de Paris ne respecte en rien cette disposition, les panneaux d’affichage d’opinion étant inexistants.
Suite à notre intervention, des premiers panneaux d’expression libre ont été installés sur les palissades de chantiers. Par définition éphémères, ceux-ci ne représentent que 25 emplacements pour tout Paris au 1er octobre 2007 selon le site de la Ville.
Il a alors été décidé de doter la Ville de nouveaux panneaux. Cependant, il est prévu de ne créer que la moitié de la surface légale. En effet, contrairement à ce qui avait été acté par un vœu de janvier 2002, les panneaux d’affichage associatifs vitrés déjà existants sont comptabilisés. Or, en plus de nécessiter des démarches contraignantes, ces panneaux sont réservés aux seules associations déposées et les conditions d’utilisation proscrivaient explicitement, du moins jusqu’à récemment, « tout message à caractère politique » (sic). La liberté d’afficher doit pourtant être garantie pour tout individu ou groupe d’individus.
A ce jour, en comptant les panneaux associatifs vitrés parisiens, 450m² restent à créer. Pour ce faire, la Ville est sur le point de passer commande des panneaux correspondants. Cependant, pour les premiers panneaux installés, la possibilité a été donnée aux maires d’arrondissement de choisir entre des panneaux libres d’accès et de nouveaux panneaux vitrés. Ainsi, sur 41 panneaux déjà installés dans les 13e, 19e et 20e arrondissements, seuls 13 sont en accès libre. Pour les panneaux vitrés qu’elles gèrent, les mairies du 13e et du 20e stipulent pour l’une qu’elle « se réserve le droit de décider de l’opportunité ou non de retenir les affiches proposées », pour l’autre que « tout message à caractère politique est proscrit ».
Ainsi pour l’affichage d’opinion (i.e. l’affichage politique) les candidats et partis politiques disposeraient aujourd’hui de 25 panneaux sur les palissades de chantier et des 13 panneaux libres installés... soit une quarantaine de panneaux pour tout Paris !
Certes, la sur-occupation de l’espace public parisien complique la localisation d’emplacements. Cependant, la Ville de Paris ne peut pas tergiverser plus longtemps avec une liberté, et ce à l’approche d’une campagne électorale où les moyens d’expression doivent être garantis.
Les engagements de ne pas procéder à de l’affichage sauvage doivent être accompagnés des moyens pour ne pas en faire.
C’est pourquoi, sur proposition de Charlotte Nenner, Denis Baupin et des éluEs verts, le Conseil de Paris émet le voeu :
- Que tous les nouveaux panneaux installés par la Ville de Paris au titre de l’article 12 de la loi du 29 décembre 1979 soient libres d’accès
- que la mention sur les bandeaux des actuels panneaux libres d’accès « emplacement réservé aux associations sans but lucratif sous peine d’amende » soit supprimée
- que dès janvier 2008, des panneaux utilisés habituellement pour l’affichage électoral soit mis à disposition pour l’affichage libre, comme ils l’ont été par exemple pour l’élection des représentants des parents d’élèves, ceci à concurrence des 1070m² d’espace d’expression libre d’accès prévus par la loi et tant que les panneaux pérennes correspondant n’auront pas été installés
Résultat : voeu rejeté Les élus Verts ont voté pour. Les élus Modem, PS et PC ont voté contre.
jeudi 13 septembre 2007
La fin des grands panneaux de pub 4*3 à Paris !
Par Charlotte le jeudi 13 septembre 2007, 07:23
La fin des grands panneaux de pub 4*3 à Paris ! Projet de Règlement Local de Publicité acté (sept 2007)
Un nouveau règlement local de publicité à Paris.
Les élus Verts se réjouissent des avancées contenues dans le projet de RLP adopté hier après midi par le groupe de travail réunissant des représentants de la Ville des élus des associations et des afficheurs. Les Verts se félicitent de voir ce projet intégrer un grand nombre de leurs amendements, qui ont été portés par Charlotte Nenner et Jacques Boutault, maire du deuxième arrondissement et membre du groupe de travail.
Après avoir acté la suppression des zones de publicité élargie qui défigurent aujourd’hui les abords du boulevard périphérique, des Maréchaux et des gares, la diminution de 20 % du nombre total de panneaux, l’interdiction de la publicité autour des écoles et des funérariums, l’interdiction des véhicules publicitaires et du pelliculage publicitaire des vitres de bus et des voitures particulières,
le groupe de travail a adopté hier d’autres propositions, tout aussi essentielles, portées par les Verts et les associations, permettant de lutter contre cette pollution visuelle :
- La suppression des panneaux de 12 m² (les fameux 4 x 3) et une taille maximale de tous les panneaux de publicité ramenée à 8 m² est, à n’en pas douter, une grande victoire pour Paris. La ville de Paris, qui prévoit par ailleurs à l’horizon 2017 la suppression des panneaux MUPI de 8 M2, s’apprête donc enfin à aligner sa réglementation sur celles d’autres grandes villes de France comme Marseille ou Montpellier.
- Sur proposition des Verts, les panneaux déroulants seront tous arrêtés entre minuit et 7 heures du matin ce qui permettra d’économiser environ 20 % de leur énergie sachant qu’un panneau consomme plus d’électricité qu’un français moyen pour ses usages domestiques. Seul bémol, les panneaux resteront éclairés.
- Par ailleurs la création d’une zone de publicité très restreinte sur la butte Montmartre, l’interdiction des écrans de télévision publicitaire, ou encore la limitation sur les enseignes du nombre de logos (un maximum) figurent parmi les autres avancées à saluer.
Ce futur règlement local de publicité marque un coup d’arrêt au laxisme qui a prévalu jusqu’alors et jette les bases d’une reconquête de Paris. Les Verts espèrent que ce RLP fera école dans d’autres villes françaises, et notamment en banlieue parisienne.
dimanche 13 mai 2007
Bilan de mandat Charlotte Nenner - au Conseil de Paris
Par Charlotte le dimanche 13 mai 2007, 08:27
Bilan de mandat Charlotte Nenner - au Conseil de Paris Mars 2007
Transports et déplacements
En tant que membre de la 3e commission du conseil de Paris (celle relatives aux déplacements), je suis les questions de déplacements pour le groupe des éluEs verts.
Diverses interventions ont été faites sur la problématique des transports à Paris et en Ile de France, que ce soit sur des grands projets de transport de la municipalité (tramway, bus mobilien...), ou sur la question du stationnement sous les immeubles, de l’implantation de parkings en banlieue, du travail des forces de Police sur la verbalisation...
Vœu sur les contresens cyclables, actuellement en cours d’application.
Opposition au CDG express (projet de liaison « rapide », directe et surtout élitiste, entre Roissy et la Gare de l’Est).
Vœu pour la limitation des 4x4 à Paris.
Interventions pour défendre le réseau vert, l’extension des opérations Paris Respire et Paris Plage...
Récemment, j’ai assuré pour le groupe des verts, la coordination du dossier du Plan de Déplacements de Paris. A ce titre, les négociations en amont et les amendements défendus en conseil de Paris ont permis de nombreuses avancées : un vœu pour la gratuité des transports pour les personnes en dessous du seuil de pauvreté, le prolongement du tram T3 jusqu’à la Porte d’Asnières (dans un 1er temps), puis plus à l’ouest, la généralisation des normes Mobilien pour toutes les lignes de bus, un programme de rues piétonnes, la généralisation des contresens cyclables, suivant les règles du CERTU, le refus de la télévision dans le métro, la demande de révision du code de la route pour autoriser le tourne à droite pour les vélos aux feux rouges, la liaison souterraine entre la Gare du Nord et la Gare de l’Est...
Le débat en conseil de Paris a permis de défendre notre vision du Paris de demain, et de l’espace public. Les amendements refusés seront autant de batailles à reprendre, notamment dans le cadre de la campagne des municipales.
En tant que membre du Conseil d’Administration de la RATP (de 2001 à 2006) : interventions sur la place de la publicité dans le réseau RATP, sur la suppression des guichets de vente dans le métro, sur la politique énergétique de la RATP... Publicité, partenariats
Parce que la publicité est une pollution visuelle qui enlaidit Paris et qui privatise l’espace public, plusieurs interventions au conseil de Paris nous ont permis d’obtenir des résultats concrets, des engagements ou, à défaut, de poser le débat et d’exprimer nos différences d’opinion.
Les vœux, les diverses interventions et questions orales ont mené à un engagement de l’Adjoint aux finances de « réduction significative » du mobilier urbain publicitaire. A suivre dans le cadre de la révision du Règlement Local de Publicité. Cette révision se fait attendre, mais déjà certains points ont été actés : suppression des zones de publicité élargies (autour du Bd périphérique, des gares...), interdiction de la publicité aux abords des écoles, réduction de 20% du mobilier urbain publicitaire...
Un vœu a été voté à l’unanimité du conseil dénonçant les affichages publicitaires à l’intérieur des écoles, collèges et lycées.
Un amendement au budget a permis d’augmenter de 50% les tarifs de droits de voirie pour les publicités, instaurant un système de surtaxation de la pub, sur le mode pollueur payeur.
Nous avons apporté notre soutien aux militants anti-pubs du métro qui avait été assignés par la RATP en 2003.
Des questions orales et des vœux ont permis de dénoncer des affichages publicitaires illégaux (ou très limites) : publicité sur les voitures smarts, pelliculage entier de bus, affichettes sur les vitrines des commerces, bâche publicitaire géante devant le Petit Palais, panneau devant le Louxor, panneaux de publicité devant une école ou sur les espaces civilisés... Certains de ces dispositifs ont été retirés ou simplement déplacés.
En effet, les contrats passés avec les afficheurs publicitaires (qui ont la main mise sur le mobilier urbain) sont très contraignants. C’est pourquoi j’ai dénoncé tout le système Decaux, à l’occasion d’un rapport de la chambre régionale des comptes : la Ville de Paris a privatisé le mobilier urbain en se liant à l’affichage publicitaire, pour des dizaines d’années, en bradant l’espace public, au profit d’une multinationale (qui standardise les villes dans le monde). Le dernier épisode en date a été celui des vélos en libre service, liés au marché des mobiliers d’affichage publicitaire.
Un pas a été fait pour un meilleur contrôle des contenus des publicités affichées sur l’espace public, pour que leur message ne vienne pas ouvertement en contradiction avec la politique municipale (ex : publicité pour des 4x4, publicité sexiste, ou publicité mettant en cause la qualité de l’eau du robinet...). Une table ronde doit se tenir pour instaurer une forme de contrôle préalable pour l’affichage, comme ce qui se pratique pour la télévision.
Diverses interventions critiques sur les partenariats pour les opérations municipales (Paris Plage ou Nuit Blanche) pour que les sponsors ne transforment pas ces manifestations en foires commerciales. Une charte des partenariats a été votée à notre initiative, permettant de mieux cadrer les recours aux sponsors, pour que ceux-ci ne viennent pas en contradiction avec l’événement. Notre proposition de limitation du recours au sponsoring a été refusée. Jeux olympiques et sport
Sylvain Garel et moi avons dénoncé la candidature de Paris aux JO 2012, en publiant une tribune dans le Monde. Nous y dénoncions le gâchis, la débauche des investissements publics, le dopage, la corruption, l’omniprésence des sponsors et de la publicité...
A noter aussi : - intervention sur les affaires entachant le club PSG (Le groupe vert vote contre les subventions de la Ville au PSG), - intervention sur l’envahissement de la publicité pour les manifestations sportives (championnats de football, passage de la flamme olympique...). Affichage
Une première bataille a été gagnée pour la liberté d’affichage, avec l’obligation de mettre un panneau d’affichage libre sur les palissades de chantier, suite à un vœu du Conseil de Paris. Il y a donc aujourd’hui des espaces d’expression libre à Paris, mais toujours moins que ce que prévoit la loi...
Les interventions successives n’ont pas permis d’avancer sur le problème de l’affichage libre, seul moyen d’offrir la liberté d’expression indispensable dans notre démocratie et de lutter contre l’affichage sauvage. Ainsi, la Ville de Paris ne remplit toujours pas ses obligations d’affichage libre et a reconduit le marché d’affichage associatif, sous vitre et sous clé. Démocratie
Dénonciation du cumul des mandats à l’occasion des votes sur les « écrêtements » (mesures visant à reverser à d’autres élus les indemnités dépassant le plafond)
Interventions régulières pour un budget plus participatif et décentralisé dans les arrondissements. Demande de pluralité des journaux d’arrondissement. Proposition d’ouverture des jurys d’architecture aux conseils de quartier, refusée par l’exécutif. Environnement, jardins
- Vœu pour l’ouverture des jardins enneigés, voté mais peu mis en application pour des raisons de sécurité. - Exonération de droits de voirie pour les particuliers apposant des jardinières dans les rues (amendement voté). - Demande d’étude sur les incidences à Paris de la hausse durable du prix du pétrole. - Vœu pour mieux encadrer l’utilisation de l’héliport d’Issy-Les-Moulineaux : l’augmentation des amendes pour les vols à trop basse altitude a été votée, mais pas la limitation de l’usage de l’hélicoptère aux seuls vols de secours - Intervention pour une limitation du transport aérien pour les conseillers de Paris - Interventions pour que les TAM (transports automobiles municipaux) aient une flotte de véhicules moins polluants. Logement, urbanisme, culture
Lors du débat sur le Plan Local d’Urbanisme, interventions régulières et amendement proposé - mais rejeté - pour que les règles d’urbanismes n’imposent pas la construction de parkings sous les immeubles. Les règles imposent toujours un minimum de parkings par immeuble, ce qui ne fait qu’augmenter le nombre de places de stationnement dans Paris et donc augmenter le taux de motorisation des Parisiens.
Amendement proposé au Plan Local de l’Habitat pour développer le logement social dans le secteur diffus, c’est-à-dire le logement social par appartement. Cet amendement a été refusé et la municipalité parisienne reste très frileuse sur ce moyen de créer du logement social et de la mixité dans les quartiers les plus anciens et les plus denses de Paris. Un amendement a été voté pour inclure le logement diffus dans les missions d’une société d’immobilier, la SEM Paris Centre.
Vœu (voté) et interventions pour que les programmes de construction ou de réhabilitation de logements initiés par la Ville comprennent un local vélos et poussettes.
A noter également : - Membre de la Commission du mobilier urbain. - Membre du Comité d’Art dans la Ville, chargé d’examiner les projets d’implantation de sculptures et installations dans l’espace public parisien.
lundi 12 février 2007
PDP : une étape pour une politique des déplacements ambitieuse
Par Charlotte le lundi 12 février 2007, 08:52
Intervention générale de Charlotte Nenner, pour le groupe les Verts, lors du débat autour de l’adoption du projet de Plan de Déplacements de Paris. Une occasion pour nous de défendre la politique engagée depuis 2001 et de donner notre vision du Paris de demain.
Je commencerai par un seul chiffre : le chiffre 4. Ce n’est pas le nombre moyen de passagers par voiture dans Paris ; tout le monde constate qu’il y en a bien moins. Ce n’est pas non plus le nombre de lignes de métro et de bus. Il y en a évidemment beaucoup plus.
Pub: la face cachée de Vélib
Par Charlotte le lundi 12 février 2007, 08:34
Intervention au conseil de Paris le 12 février 2007 expliquant les réticences du groupe vert vis à vis du problème de la liaison du marché des vélos en libre service et de l’affichage publicitaire, à l’occasion de l’approbation de ce marché en conseil de Paris
Ce n’est pas qu’un marché de vélos en libre service. c’est aussi un marché pour les panneaux publicitaires. J’ai toujours dit que lier la publicité et le marché des vélos en libre service n’était pas une bonne idée. Je l’ai dit à l’occasion de l’examen de la délibération de lancement du dialogue compétitif ; puis en mai, à la publication du rapport de la chambre régionale des compte concernant les mobilers urbains ; je l’ai redit quand JCDecaux a gagné son recours préventif à l’automne dernier.
lundi 16 octobre 2006
Pas de télé géante sur l’espace public
Par Charlotte le lundi 16 octobre 2006, 22:52
Amendement adopté par le conseil de Paris du 16 octobre 2006
A l’occasion du marché lancé par la Ville de Paris pour renouveller les journaux électroniques d’information, il y avait quelques nouveautés, bien cachées. Une de celles-ci nous a fait fortement réagir, il s’agissait de l’installation d’écrans de télé de 8 m² sur l’espace public. L’amendement a été adopté par le Conseil de Paris et a permis d’éviter cette très mauvaise idée.
Amendement relatif à la délibération DGIC 018 relative aux journaux électroniques d’information présenté par Charlotte Nenner et les éluEs du groupe Les Verts
Le nouveau marché relatif aux journaux électroniques d’information prévoit la mise en place de 4 écrans graphiques extérieurs de 8 m² (dans le cadre d’une tranche conditionnelle). Il s’agirait d’écrans de télévision géants, qui seraient installés dans l’espace public, prévus pour diffuser des vidéos et animations flash.
Ces nouveaux dispositifs sont particulièrement contestables.
D’une part, il n’est fait aucune mention du service public associé à ce types d’écran. La diffusion de vidéos sur l’espace public n’est pas une évidence, et il faudrait montrer que ceci a un intérêt pour les Parisiens. Sans cette démonstration, les écrans de télévisions ne sont que des gadgets.
De plus, ces dispositifs constituent un support parfait pour la diffusion de spots de publicité télévisée. Ainsi, lors de la retransmission des matchs de l’Euro de football, les écrans mis en place diffusaient massivement de la publicité entre les matchs, et ce sur l’espace public, dans une zone de publicité interdite. Aucun garde-fou ne nous permet de l’éviter.
Enfin, la question de l’installation d’écrans de télévision sur l’espace public n’a jamais été débattue. La télévision s’immisce de plus en plus dans notre vie quotidienne ; les français passent en moyenne plus de 3 heures devant leur télévision ; les bus et les métros vont bientôt être tous équipés d’écrans ; les cafés sont de plus en plus équipés de télévision... Il paraît plus que nécessaire de préserver l’espace public (les rues, les places, les jardins), pour qu’ils restent des espaces sans télévision.
Amendement
Est supprimée toute référence à la tranche conditionnelle 2, relative aux écrans graphiques :
· Dans le cahier des clauses administratives particulières ; suppression du paragraphe 3.3 et des autres mentions correspondantes.
· Dans le cahier des clauses techniques particulières ; suppression du paragraphe 6.2 et des mentions correspondantes.
· Dans le règlement de consultation ; suppression des mentions de la Tranche conditionnelle 2.
Cet amendement a été adopté. On a ainsi empeché l’installation d’écrans de télévision géants sur l’espace public !
lundi 3 avril 2006
JC Decaux épinglé par la Chambre régionale des comptes
Par Charlotte le lundi 3 avril 2006, 23:08
Intervention au Conseil de Paris du 3 avril 2006 à propos du rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la publicité et du mobilier urbain de la Ville de Paris
Le rapport dénonce, plus ou moins explicitement, le système Decaux, mais également la politique du mobilier urbain et de la publicité, menée par la municipalité parisienne, depuis les années 70.
lundi 22 septembre 2003
L’instauration de contresens cyclables
Par Charlotte le lundi 22 septembre 2003, 23:22
Ce vœu adopté par Conseil de Paris, qui instaure les pistes cyclables en contresens de la circulation des voitures,
Considérant :
Que le vélo est, en ville, le mode de déplacement le plus efficace en termes d’énergie, le moins bruyant, le moins polluant, le moins cher pour l’utilisateur et pour la collectivité, le meilleur pour la santé, et souvent le plus rapide,
Que la Ville de Paris s’est engagée en faveur du vélo et du développement des mobilités alternatives à la voiture individuelle,
Que des milliers de cyclistes continuent à subir tous les jours les inconvénients d’un trafic excessif à Paris, alors qu’ils montrent l’exemple d’une attitude écologiquement responsable en cette période de changement climatique et de pollution atmosphérique chronique,
Que les sens uniques de circulation, créés exclusivement pour faciliter le trafic et le stationnement des véhicules motorisés, pénalisent fortement les cyclistes, obligés de faire des détours alors qu’ils n’ont que leur force musculaire,
Que l’ouverture de voies à contresens pour les cyclistes est généralisée dans de nombreuses villes, en Europe mais aussi en France (Colombes, Nantes, Rennes, Strasbourg...),
Que la circulation des cyclistes à contresens n’est pas dangereuse mais permet au contraire une meilleure appréhension des cyclistes par les automobilistes,
Que c’est, notamment, en facilitant la circulation des cyclistes à l’ intérieur des quartiers que la part modale du vélo augmentera de manière significative à Paris. Le Conseil de Paris, sur proposition de Charlotte Nenner et du groupe Les Verts, émet le vœu :
- Que soient généralisés les contresens cyclables dans les zones 30 et sur les itinéraires de transit (dits "itinéraires malins") coupés dans le cadre des quartiers verts ;
- Qu’à chaque inversion de sens de circulation débattue en commission du Plan de Circulation, soit systématiquement envisagé un contresens cyclable.

