« Engager un nouveau partage de l’espace, diminuant fortement celui
consacré à l’automobile pour le consacrer aux autres modes de déplacement
(transports collectifs, vélo, marche...) » tel était la promesse que nous
avions faite en 2001 aux Parisiennes et Parisiens. Toutes les réalisations dans
le 10e suivent ce principe de meilleure répartition de l’espace public.
Dans le 10°, il a fallu combattre les autoroutes urbaines (comme le Bd de
Magenta), redonner de la vie aux quartiers (comme dans le Faubourg St Denis),
favoriser les bus en leur faisant des couloirs protégés, créer des pistes
cyclables pour favoriser le vélo, verdir les rues par la plantation d’arbres...
Tout ceci en faisant une large concertation.
Tout n’est pas facile. La plupart des projets ont nécessité beaucoup
d’énergie pour vaincre les frilosités des uns (à la mairie) et les blocages des
autres (préfecture de police, état). L’évolution des mentalités reste lente et
la grosse machine parisienne n’est pas non plus toujours très réactive.
Beaucoup de choses ont changé dans le 10e. Mais on a l’impression
aujourd’hui que la dynamique qui a permis d’endiguer l’idéologie du « tout
bagnole » est passée.
Trop de projets sont maintenant bloqués par le Maire d’arrondissement, car
nos partenaires du PS et du PC restent très attachés au trafic de transit et au
stationnement : Réseau vert dans la rue Lucien Sampaix, aménagement du
Canal St Martin, couloirs de bus dans la rue Lafayette, parvis de la Gare de
l’Est... tous ces projets sont reportés « à plus tard ». Sans parler des
pistes cyclables en panne, du tout petit budget 2007 et des problèmes non
résolus de la rue d’Hauteville.
Le maître mot du Maire est « stop ». Nous disons au contraire que les
urgences restent : effet de serre, pollution de l’air, bruit, insécurité
routière... les enjeux d’une politique de transport volontariste devraient au
contraire nous inciter à dire « encore ».