Le bilan chiffré du Bd de Magenta (ci-dessous) montre entre autres que - la vitesse de circulation est la même qu’en 2003 (donc même encombrement) - il y a moitié moins de circulation - il y a entre deux et trois fois plus de vélos qu’avant (dont 37% de Velib) - 57% des piétons sont satisfaits de la piste cyclable sur trottoir - l’incivisme est fort chez les motos (1/3 circulent illicitement hors chaussée ; 50% stationnent illicitement) etc.
Ces résultats intéressants montrent que le réaménagement est un succès pour les vélos et une réussite pour les piétons et les bus. Les automobilistes ne sont pas très satisfaits (et pourtant ça roule parfois mieux qu’en 2003 !), mais ils sont surtout bien moins nombreux, ce qui entraine une baisse importante du bruit et de la pollution. Une inquiétude demeure sur le comportement et le nombre des deux-roues motorisés.
Ce bilan devra être complété en avril (pour les accidents et la circulation des bus). Espérons aussi que la future équipe municipale saura en tirer les bonnes leçons : réduire la circulation automobile, c’est mieux redistribuer l’espace public au profit des piétons et des vélos ! Et c’est tant mieux pour la Ville.
Ce qui n’empeche pas les améliorations (à prévoir) : mettre plus de bancs, mieux marquer la piste cyclable, en particulier aux intersections, renforcer la présence policière pour faciliter la circulation des bus, et sanctionner les comportements dangereux...
Arte -
Terminus du Tgv, la fin de ce voyage de Strasbourg vers Paris nous amène à la
Gare de l’Est au cœur du 10ème Arrondissement. En sortant de la gare, le
voyageur qui ne serait pas venu dans la capitale depuis quelques années serait
surpris de découvrir à quel point cette ville a changé depuis l’élection
municipale de 2001 et la victoire des Socialistes et des Verts. Le
réaménagement du boulevard Magenta en est un exemple : c’était un
« axe rouge », une véritable autoroute urbaine ; il a été
complètement transformé pour donner plus de place aux bus vélos et piétons.
PERSONNE ne sera épargné dans la lutte
antipollution engagée par les élus verts de Paris. Après la voiture, c'est en
effet au tour des deux-roues motorisés d'être dans le collimateur de certains
d'entre eux. Lors d'une récente assemblée générale, plusieurs élus verts - et
non des moindres - ont émis de sévères critiques à l'encontre des motos et
scooters. « Ce sont des 4 x 4 à deux roues, énumère Charlotte Nenner, élue
verte du X e arrondissement, soutenue par l'adjoint au maire chargé de
l'environnement, Yves Contassot. Leur régime moteur avec une succession de
grosses accélérations et de freinages pour se faufiler entre les voitures
décuple les rejets polluants.

