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mardi 21 juillet 2009

Affichage publicitaire : bientôt la loi de la jungle (tribune dans Libération, juillet 2009)

logo libePar NICOLAS HERVÉ membre du Collectif des déboulonneurs, CHARLOTTE NENNER présidente de Résistance à l’agression publicitaire, CYRIL RONFORT coprésident de Paysages de France.

Tribune parue dans Libération du 21 juillet 2009

Il y a maintenant un an, dans l’euphorie du Grenelle de l’environnement, le gouvernement s’est aperçu que le paysage avait tout simplement été… oublié. La France est pourtant dans ce domaine la mauvaise élève : entrées de ville défigurées, panneaux sauvages qui enlaidissent les paysages urbains et périurbains, passants dont on monnaye cher le temps de cerveau humain disponible… Il y avait donc urgence à s’attaquer à la réforme de la loi encadrant la publicité extérieure, demandée depuis près de vingt ans par les associations. Datant de 1979, très complexe, honteusement permissive, cette loi est régulièrement et ouvertement bafouée par les professionnels du secteur.

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samedi 20 juin 2009

Publicité excessive - “Il faut passer aux actes !”

logo France SoirFrance Soir - interview | Résistance à l’agression publicitaire (RAP) est l’une des cinq associations consultées lors de l’élaboration du rapport sur la publicité extérieure. Elle combat l’implantation illégale de panneaux publicitaires. Sa présidente, Charlotte Nenner, exprime sa déception mais aussi sa détermination face aux propositions énoncées dans le rapport.

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vendredi 27 février 2009

L'usager du métro, bientôt une «éponge à pub» ?

logo VSD avant avr 2009VSD | Des panneaux publicitaires contenant des capteurs capables de détecter la forme du visage de celui qui les regarde : le dispositif, pour incroyable qu’il paraisse, est actuellement en cours d’expérimentation dans le métro parisien. Quatre écrans diffusant de la publicité en boucle ont ainsi été installés à la station Etoile, et ce n’est qu’un début : la RATP prévoit d’en installer 400 d’ici la fin de l’année, et la SNCF 800 dans les gares franciliennes.

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jeudi 29 janvier 2009

Les écrans de pub espions du métro

logo europe 1 On va s'gêner ! de Laurent Ruquier, Europe 1

lundi 5 janvier 2009

Vive la fin de la publicité sur France Télévision et France Inter !

pub laveuseLa fin d'année 2008 était pleine de surprises... On a eu l'impression que, finalement la gauche avait trouvé son vrai cheval de bataille, en attaquant avec la dernière énergie, la loi sur l'audiovisuel public. Certes, cette loi est loin d'être formidable : la réduction des moyens et la main-mise de l'Etat sur la direction de France Télévision constituent effectivement des coups durs pour la télévision et la radio publiques. Nous sommes d'ailleurs en faveur d'une augmentation de la redevance qui reste à un taux très bas : ce n'est pas un impôt qui pénalise , c'est le prix de la qualité et de l'indépendance. Mais, mais...

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vendredi 25 janvier 2008

Après l'Elysée, Edgar Morin au tribunal pour aider les antipubs

logo Rue 89Rue89 - Edgar Morin, le père du concept de « politique de civilisation » remis à l'honneur par Nicolas Sarkozy lors de ses voeux 2008, prêtera main forte aux antipubs le mois prochain.

A bientôt 87 ans, l'intellectuel, qui avait été reçu par le chef de l'Etat début janvier, apparaîtra comme témoin au procès en appel des Déboulonneurs, dont l'audience aura lieu le 6 février.

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vendredi 30 novembre 2007

Publicité - Guerre ouverte sur les murs de Paris

logo LCIAlors que Paris doit se doter de règles plus restrictives sur l'affichage, les professionnels craignent de faire les frais du contexte pré-municipales. Une étape décisive a été franchie mercredi avec le passage devant la Commission des sites. Le texte doit désormais être voté le 17 décembre.

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mardi 13 novembre 2007

Garantir l’affichage libre pour éviter l’affichage sauvage

Novembre 2007

Voeu présenté par Charlotte Nenner au Conseil de Paris

A l’approche de la campagne des municipales, alors que certains candidats se sont engagés à ne pas recourir à l’affichage sauvage, la question des panneaux d’affichage d’opinion se repose avec une acuité particulière.

En la matière, le bilan de la Ville de Paris est bien médiocre : il aura fallu plus de six ans pour installer à peine une quarantaine de panneaux d’affichage libre, pour tout Paris.

Il est maintenant urgent de garantir la liberté d’expression sur les murs de Paris, non pas pour vendre de la soupe, des 4x4 ou des soutiens-gorge, mais pour l’expression d’une opinion, dans un cadre démocratique pluraliste.

C’était l’objet de ce voeu présenté au conseil de Paris. Il a été rejeté de peu (NB : les élus MODEM, PS et PC présents ont voté contre).

La réponse qui nous a été donnée montre combien le Maire de Paris et ses adjoints socialistes sont réticents à l’affichage libre et à l’expression démocratique.

Conseil de Paris des 12 et 13 novembre 2007

Vœu proposé par Charlotte Nenner, Denis Baupin et les éluEs du groupe Les Verts

Relatif à l’installation de panneaux d’affichage d’opinion

A l’approche de la campagne des municipales, alors que des candidats se sont engagés à ne pas recourir à l’affichage sauvage, la question des panneaux d’affichage d’opinion se repose avec une acuité particulière.

En 1979, quand il a été question d’encadrer la liberté d’affichage, de nombreux acteurs politiques s’étaient émus d’une atteinte à la liberté d’expression. C’est pourquoi le législateur a introduit l’obligation pour les maires, de faire aménager des emplacements réservés à « l’affichage d’opinion ainsi qu’à la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif » (art. 12 de la loi du 29 décembre 1979 relative à la publicité, aux enseignes et pré enseignes). Pour le Maire de Paris, cette obligation porte sur 1070m².

La liberté d’affichage est constitutive d’une liberté fondamentale. C’est une pratique enracinée dans la tradition républicaine et quand on considère la place faite à la publicité à caractère commercial dans notre ville, le respect de cette obligation légale est bien un minimum démocratique.

Or, dès 2001, le groupe vert signalait que la Ville de Paris ne respecte en rien cette disposition, les panneaux d’affichage d’opinion étant inexistants.

Suite à notre intervention, des premiers panneaux d’expression libre ont été installés sur les palissades de chantiers. Par définition éphémères, ceux-ci ne représentent que 25 emplacements pour tout Paris au 1er octobre 2007 selon le site de la Ville.

Il a alors été décidé de doter la Ville de nouveaux panneaux. Cependant, il est prévu de ne créer que la moitié de la surface légale. En effet, contrairement à ce qui avait été acté par un vœu de janvier 2002, les panneaux d’affichage associatifs vitrés déjà existants sont comptabilisés. Or, en plus de nécessiter des démarches contraignantes, ces panneaux sont réservés aux seules associations déposées et les conditions d’utilisation proscrivaient explicitement, du moins jusqu’à récemment, « tout message à caractère politique » (sic). La liberté d’afficher doit pourtant être garantie pour tout individu ou groupe d’individus.

A ce jour, en comptant les panneaux associatifs vitrés parisiens, 450m² restent à créer. Pour ce faire, la Ville est sur le point de passer commande des panneaux correspondants. Cependant, pour les premiers panneaux installés, la possibilité a été donnée aux maires d’arrondissement de choisir entre des panneaux libres d’accès et de nouveaux panneaux vitrés. Ainsi, sur 41 panneaux déjà installés dans les 13e, 19e et 20e arrondissements, seuls 13 sont en accès libre. Pour les panneaux vitrés qu’elles gèrent, les mairies du 13e et du 20e stipulent pour l’une qu’elle « se réserve le droit de décider de l’opportunité ou non de retenir les affiches proposées », pour l’autre que « tout message à caractère politique est proscrit ».

Ainsi pour l’affichage d’opinion (i.e. l’affichage politique) les candidats et partis politiques disposeraient aujourd’hui de 25 panneaux sur les palissades de chantier et des 13 panneaux libres installés... soit une quarantaine de panneaux pour tout Paris !

Certes, la sur-occupation de l’espace public parisien complique la localisation d’emplacements. Cependant, la Ville de Paris ne peut pas tergiverser plus longtemps avec une liberté, et ce à l’approche d’une campagne électorale où les moyens d’expression doivent être garantis.

Les engagements de ne pas procéder à de l’affichage sauvage doivent être accompagnés des moyens pour ne pas en faire.

C’est pourquoi, sur proposition de Charlotte Nenner, Denis Baupin et des éluEs verts, le Conseil de Paris émet le voeu :

- Que tous les nouveaux panneaux installés par la Ville de Paris au titre de l’article 12 de la loi du 29 décembre 1979 soient libres d’accès

- que la mention sur les bandeaux des actuels panneaux libres d’accès « emplacement réservé aux associations sans but lucratif sous peine d’amende » soit supprimée

- que dès janvier 2008, des panneaux utilisés habituellement pour l’affichage électoral soit mis à disposition pour l’affichage libre, comme ils l’ont été par exemple pour l’élection des représentants des parents d’élèves, ceci à concurrence des 1070m² d’espace d’expression libre d’accès prévus par la loi et tant que les panneaux pérennes correspondant n’auront pas été installés

Résultat : voeu rejeté Les élus Verts ont voté pour. Les élus Modem, PS et PC ont voté contre.

lundi 12 février 2007

Pub: la face cachée de Vélib

Intervention au conseil de Paris le 12 février 2007 expliquant les réticences du groupe vert vis à vis du problème de la liaison du marché des vélos en libre service et de l’affichage publicitaire, à l’occasion de l’approbation de ce marché en conseil de Paris

Ce n’est pas qu’un marché de vélos en libre service. c’est aussi un marché pour les panneaux publicitaires. J’ai toujours dit que lier la publicité et le marché des vélos en libre service n’était pas une bonne idée. Je l’ai dit à l’occasion de l’examen de la délibération de lancement du dialogue compétitif ; puis en mai, à la publication du rapport de la chambre régionale des compte concernant les mobilers urbains ; je l’ai redit quand JCDecaux a gagné son recours préventif à l’automne dernier.

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lundi 16 octobre 2006

Pas de télé géante sur l’espace public

Amendement adopté par le conseil de Paris du 16 octobre 2006

A l’occasion du marché lancé par la Ville de Paris pour renouveller les journaux électroniques d’information, il y avait quelques nouveautés, bien cachées. Une de celles-ci nous a fait fortement réagir, il s’agissait de l’installation d’écrans de télé de 8 m² sur l’espace public. L’amendement a été adopté par le Conseil de Paris et a permis d’éviter cette très mauvaise idée.

Amendement relatif à la délibération DGIC 018 relative aux journaux électroniques d’information présenté par Charlotte Nenner et les éluEs du groupe Les Verts

Le nouveau marché relatif aux journaux électroniques d’information prévoit la mise en place de 4 écrans graphiques extérieurs de 8 m² (dans le cadre d’une tranche conditionnelle). Il s’agirait d’écrans de télévision géants, qui seraient installés dans l’espace public, prévus pour diffuser des vidéos et animations flash.

Ces nouveaux dispositifs sont particulièrement contestables.

D’une part, il n’est fait aucune mention du service public associé à ce types d’écran. La diffusion de vidéos sur l’espace public n’est pas une évidence, et il faudrait montrer que ceci a un intérêt pour les Parisiens. Sans cette démonstration, les écrans de télévisions ne sont que des gadgets.

De plus, ces dispositifs constituent un support parfait pour la diffusion de spots de publicité télévisée. Ainsi, lors de la retransmission des matchs de l’Euro de football, les écrans mis en place diffusaient massivement de la publicité entre les matchs, et ce sur l’espace public, dans une zone de publicité interdite. Aucun garde-fou ne nous permet de l’éviter.

Enfin, la question de l’installation d’écrans de télévision sur l’espace public n’a jamais été débattue. La télévision s’immisce de plus en plus dans notre vie quotidienne ; les français passent en moyenne plus de 3 heures devant leur télévision ; les bus et les métros vont bientôt être tous équipés d’écrans ; les cafés sont de plus en plus équipés de télévision... Il paraît plus que nécessaire de préserver l’espace public (les rues, les places, les jardins), pour qu’ils restent des espaces sans télévision.

Amendement

Est supprimée toute référence à la tranche conditionnelle 2, relative aux écrans graphiques :

· Dans le cahier des clauses administratives particulières ; suppression du paragraphe 3.3 et des autres mentions correspondantes.

· Dans le cahier des clauses techniques particulières ; suppression du paragraphe 6.2 et des mentions correspondantes.

· Dans le règlement de consultation ; suppression des mentions de la Tranche conditionnelle 2.


Cet amendement a été adopté. On a ainsi empeché l’installation d’écrans de télévision géants sur l’espace public !

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