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jeudi 3 septembre 2009

Contre le permis piéton : la vélorution

velorutionnaire Permis piéton : la gendarmerie a trouvé le coupable de la délinquance routière : les enfants !

C'est la rentrée ! C'est l'occasion pour les enfants et leurs parents de prendre de bonne habitudes de déplacement : se mettre au vélo, accompagner ses enfants à pied.

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mardi 29 janvier 2008

Bilan chiffré du Bd de Magenta

Le bilan chiffré du Bd de Magenta (ci-dessous) montre entre autres que - la vitesse de circulation est la même qu’en 2003 (donc même encombrement) - il y a moitié moins de circulation - il y a entre deux et trois fois plus de vélos qu’avant (dont 37% de Velib) - 57% des piétons sont satisfaits de la piste cyclable sur trottoir - l’incivisme est fort chez les motos (1/3 circulent illicitement hors chaussée ; 50% stationnent illicitement) etc.

Ces résultats intéressants montrent que le réaménagement est un succès pour les vélos et une réussite pour les piétons et les bus. Les automobilistes ne sont pas très satisfaits (et pourtant ça roule parfois mieux qu’en 2003 !), mais ils sont surtout bien moins nombreux, ce qui entraine une baisse importante du bruit et de la pollution. Une inquiétude demeure sur le comportement et le nombre des deux-roues motorisés.

Ce bilan devra être complété en avril (pour les accidents et la circulation des bus). Espérons aussi que la future équipe municipale saura en tirer les bonnes leçons : réduire la circulation automobile, c’est mieux redistribuer l’espace public au profit des piétons et des vélos ! Et c’est tant mieux pour la Ville.

Ce qui n’empeche pas les améliorations (à prévoir) : mettre plus de bancs, mieux marquer la piste cyclable, en particulier aux intersections, renforcer la présence policière pour faciliter la circulation des bus, et sanctionner les comportements dangereux...

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vendredi 1 septembre 2006

Déplacements: Stop ou encore ?

« Engager un nouveau partage de l’espace, diminuant fortement celui consacré à l’automobile pour le consacrer aux autres modes de déplacement (transports collectifs, vélo, marche...) » tel était la promesse que nous avions faite en 2001 aux Parisiennes et Parisiens. Toutes les réalisations dans le 10e suivent ce principe de meilleure répartition de l’espace public.

Dans le 10°, il a fallu combattre les autoroutes urbaines (comme le Bd de Magenta), redonner de la vie aux quartiers (comme dans le Faubourg St Denis), favoriser les bus en leur faisant des couloirs protégés, créer des pistes cyclables pour favoriser le vélo, verdir les rues par la plantation d’arbres... Tout ceci en faisant une large concertation.

Tout n’est pas facile. La plupart des projets ont nécessité beaucoup d’énergie pour vaincre les frilosités des uns (à la mairie) et les blocages des autres (préfecture de police, état). L’évolution des mentalités reste lente et la grosse machine parisienne n’est pas non plus toujours très réactive.

Beaucoup de choses ont changé dans le 10e. Mais on a l’impression aujourd’hui que la dynamique qui a permis d’endiguer l’idéologie du « tout bagnole » est passée.

Trop de projets sont maintenant bloqués par le Maire d’arrondissement, car nos partenaires du PS et du PC restent très attachés au trafic de transit et au stationnement : Réseau vert dans la rue Lucien Sampaix, aménagement du Canal St Martin, couloirs de bus dans la rue Lafayette, parvis de la Gare de l’Est... tous ces projets sont reportés « à plus tard ». Sans parler des pistes cyclables en panne, du tout petit budget 2007 et des problèmes non résolus de la rue d’Hauteville.

Le maître mot du Maire est « stop ». Nous disons au contraire que les urgences restent : effet de serre, pollution de l’air, bruit, insécurité routière... les enjeux d’une politique de transport volontariste devraient au contraire nous inciter à dire « encore ».

lundi 22 septembre 2003

L’instauration de contresens cyclables

Ce vœu adopté par Conseil de Paris, qui instaure les pistes cyclables en contresens de la circulation des voitures,

Considérant :

Que le vélo est, en ville, le mode de déplacement le plus efficace en termes d’énergie, le moins bruyant, le moins polluant, le moins cher pour l’utilisateur et pour la collectivité, le meilleur pour la santé, et souvent le plus rapide,

Que la Ville de Paris s’est engagée en faveur du vélo et du développement des mobilités alternatives à la voiture individuelle,

Que des milliers de cyclistes continuent à subir tous les jours les inconvénients d’un trafic excessif à Paris, alors qu’ils montrent l’exemple d’une attitude écologiquement responsable en cette période de changement climatique et de pollution atmosphérique chronique,

Que les sens uniques de circulation, créés exclusivement pour faciliter le trafic et le stationnement des véhicules motorisés, pénalisent fortement les cyclistes, obligés de faire des détours alors qu’ils n’ont que leur force musculaire,

Que l’ouverture de voies à contresens pour les cyclistes est généralisée dans de nombreuses villes, en Europe mais aussi en France (Colombes, Nantes, Rennes, Strasbourg...),

Que la circulation des cyclistes à contresens n’est pas dangereuse mais permet au contraire une meilleure appréhension des cyclistes par les automobilistes,

Que c’est, notamment, en facilitant la circulation des cyclistes à l’ intérieur des quartiers que la part modale du vélo augmentera de manière significative à Paris. Le Conseil de Paris, sur proposition de Charlotte Nenner et du groupe Les Verts, émet le vœu :

- Que soient généralisés les contresens cyclables dans les zones 30 et sur les itinéraires de transit (dits "itinéraires malins") coupés dans le cadre des quartiers verts ;

- Qu’à chaque inversion de sens de circulation débattue en commission du Plan de Circulation, soit systématiquement envisagé un contresens cyclable.